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Numéro 45

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Le management des politiques publiques :Une approche institutionnaliste : Le cas de l`Algérie

Nous avons cherché, dans cet article, à mettre en évidence comment l`action de l`Etat peut être détournée ou contournée par les institutions publiques si une vision stratégique n`est pas présente à tous les niveaux de la hiérarchie des autorités publiques ; en effet, ces autorités bénéficient de pouvoirs discrétionnaires considérables qui, s`ils ne sont pas canalisés et contrôlés, conduisent à une série d`inefficiences au sens de Leibenstein (X-efficiency). La démarche managériale, par opposition à la démarche bureaucratique qui est bâtie sur la logique des ressources, privilégie la logique des objectifs dans toute action organisée. Les politiques publiques bien conçues participent de cette démarche objectivée, car s`agissant de l`action dans le domaine administratif, donc hors marché, les actions séparées des différents acteurs ne conduisent pas à l`optimum, au moins pour les raisons suivantes : l`action publique a pour missions classiques la gestion des biens collectifs et la supervision des externalités, auxquelles s`ajoutent une mission moderne, la stratégie des relations internationales devenues impérieuse par la globalisation. Le problème de la faible performance du secteur public industriel n`est pas forcément dans sa nature mais dans ses modes de gestion. La privatisation n`est pas non plus la forme de gestion devant conduire au développement durable et global dans toutes les situations. Pour l`un comme pour l`autre, des conditions objectives sont nécessaires pour leurs succès. Ces conditions relèvent de la capacité managériale de l`Etat à définir et à conduire des politiques publiques. Car « gouverner, c`est diriger à la façon dont on dirige une embarcation à l`aide d`un gouvernail. Pour gouverner, il faut disposer d`un savoir relatif à la carte de l`océan et au fonctionnement du bateau. Il faut également disposer d`une autorité reconnue. La possibilité du gouvernement d`un système administratif dépend donc de la question de la légitimité du savoir, de la question de la légitimité de l`autorité et de la façon dont est réalisée l`articulation entre savoir et autorité au sein de ce système » (Laufer, 1986).La complexité des systèmes économiques exige de nouvelles compétences de la part des gouvernants et de nouvelles approches des problèmes. Le management des politiques publiques constituerait une de ces nouvelles approches. Mais doit-on gérer un pays comme on gère une entreprise. Là c`est tout un autre problème.



Fondements théoriques de la privatisation

Les débats des années 70 sur les nationalisations ont cédé le terrain durant les années 80-90 aux débats sur les privatisations et la transition vers l`économie de marché, tant dans les pays à secteur public prédominant que dans les pays capitalistes, bien que pour ces derniers, il ne s`agit pas d`une transition vers l`économie de marché, mais d`un désengagement supplémentaire par la privatisation. « Parmi les grandes puissances industrielles, les programmes de privatisation font inévitablement partie de la panoplie des décisions économiques : Etats-Unis, Canada, Japon, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Suède, Allemagne Fédérale, Belgique, et bien d`autres pays encore en adoptent le principe » (Durupty, 1988). Ce renversement d`orientation dans les politiques économiques des différents gouvernements est dû à la multiplication des problèmes du secteur public qui est devenu, au fil des ans, par son manque de performance, un grand dévoreur de deniers publics, sans arriver à réaliser des surplus pour s`autofinancer. Dans la mesure où le secteur public est devenu un lourd fardeau pour les Etats, la conjoncture internationale, et les changements dans le bloc des pays de l`Europe de l`Est qui ont même provoqué des changements dans la géographie de ces pays, de même que l`endettement croissant des pays en voie de développement, on fait que les solutions pour ces situations de crise passent par la libéralisation de l`économie, notamment par la privatisation. La privatisation, ce terme qui a fait son entrée dans l`usage populaire récemment, est certainement corollaire de l`activité de cession des actifs du secteur public, qui est un phénomène remarquable des années 80. En effet, les termes « privatize » et « privatization » sont apparus pour la première fois dans la neuvième édition du « Webster`s New Collegiate Dictionnary » en 1983, où leur première utilisation importante date du début de 1948. D`après le Washington Post du 13 janvier 1986, S.H. Hanke affirme être à l`origine de la popularisation de ces termes, quand il était au service de l`U.S. President`s Council of Economic Advisers en 1981 et 1982 (Hemming, Mansoor, 1988).Il est vrai que les politiques qui encouragent la substitution de la production de biens et services publics par ceux du secteur privé ne sont pas une innovation récente, mais la grande gamme des activités publiques à privatiser, la variété des méthodes suggérées pour atteindre cet objectif et l`enthousiasme avec lequel la politique de privatisation dans certains cas est perçue, distinguent les efforts de privatisation engagés aujourd`hui des opérations de privation réalisée dans le passé.On examinera dans cet exposé l`origine des politiques de privatisation, les arguments avancés pour la justifier, les objectifs qui lui sont attribués, les conditions nécessaires à sa mise en oeuvre, et enfin les problèmes qui peuvent entraver sa réalisation



L`Inadéquation du système comptable algérien pour la mesure de l`efficacité dans l`entreprise

On peut conclure sur le fait qu`il est insuffisant de réformer la comptabilité publique sans se soucier de la comptabilité d`entreprise. Les affaires publiques, il est vrai, sont au cœur du processus et peuvent contribuer à la relance économique par les instruments classiques : la fiscalité (exonération)et les subventions. Mais le budget de l`Etat ne peut s`établir abstraction faite des données économiques réelles d`une partie des agents économiques. Notre intention n`est nullement de rejeter le P.C.N., mais seulement d`attirer l`attention des utilisateurs sur la nécessité de son adaptation, dans les meilleurs délais, dans l`intérêt de l`économie nationale. Il faut en effet que les décideurs au niveau des entreprises sachent que la comptabilité telle qu`elle est pratiquée actuellement, ne permet d`entrevoir qu`une infime partie de l`efficacité, une seule partie de « l`iceberg » ; quand elle ne freine pas la productivité, le principal moyen permettant d`atteindre l`efficacité. (Kaplan, 1985). Faut-il rénover le P.C.N ou le refondre ?. La question doit être tranchée par le Conseil Supérieur de la Comptabilité. Ce sera éventuellement une opération normale dans la mesure où des pays plus avancés que l`Algérie l`ont fait et le font régulièrement chaque décennie. Avant de revoir le P.C.N, l`institution chargée éventuellement du nouveau plan comptable, devra dépasser la réflexion « de bureau » en essayant de recueillir les avis des praticiens pour connaître les difficultés concrètes que crée le plan comptable actuel aux gestionnaires. Ce qui est sûr, c`est que l`entreprise algérienne n`aura aucun intérêt à continuer à utiliser un système comptable différent de celui de ses partenaires, quand la tendance est vers l`harmonisation des systèmes de production et de gestion à la faveur de la mondialisation de l`activité économique. L`harmonisation du système comptable doit également être recherchée dans la perspective de l`Union du Maghreb (UMA), ou d`autres unions. La bourse des valeurs mobilières, pour être opérationnelle en Algérie, a besoin entre autres, d`une information fiable et accessible à tous. La fiabilité de l`information doit être basée sur une bonne évaluation des entreprises, de leurs actions (augmentation du capital : souscription -création d`actions : nouvelles souscriptions...). De toutes les manière, les conditions spécifiques qui ont conduit à l`élaboration du P.C.N. sont actuellement dépassées.



Restructuration industrielle et développement:Le cas des industries agro-alimentaires en Algérie

Le défi majeur posé à l`Algérie est la libéralisation économique interne dans un univers politique à vocation démocratique, cette orientation se présentant aujourd’hui` comme la seule stratégie efficace de sortie de crise et de relance économique. Par la place importante qu`il occupe dans le tissu industriel national, le secteur des IAA peut apporter une contribution décisive à la réalisation de ce projet. A défaut, le démantèlement de l`outil de production agro-industriel tendra à reproduire, en l`approfondissant, la division internationale traditionnelle qui fait de l`Algérie un pays fournisseur de produits énergétiques et un consommateur passif de produits manufacturés de services et de technologies.



La Situation énergétique en Algérie :bilan et perspectives

Du fait que la quasi-totalité des ressources énergétiques en Algérie est constituée par les hydrocarbures, relativement abondants (réserves récupérables de l`ordre de 5 milliards de tonnes équivalent pétrole, « tep »), le secteur de l`énergie joue un rôle primordial dans le développement économique et social du pays : Il a pour mission d`assurer la couverture des besoins énergétiques nationaux à long terme et le financement du développement économique grâce aux recettes des exportations de ces hydrocarbures. La croissance importante et soutenue de la consommation d`énergie en Algérie (0,3 tep par habitant en 1970, 0,98 tep prévue par habitant en 1995, 1,4 tep en 1996 et très probablement plus de 1,33 tep par habitant prévue en 2000)est un élément essentiel d`appréciation des perspectives nationales tant que le rôle et le niveau des exportations des hydrocarbures demeurent aussi importants. Outre un bilan énergétique complet, l`étude qui suivra fera ressortir ce qui peut constituer une stratégie valable, à savoir l`accroissement des réserves récupérables et une meilleure valorisation des hydrocarbures à l`exportation.



Les stratégies industrielles en Algérie en matière d’environnement:Etat des lieux et perspectives

En Algérie, la situation des entreprises industrielles en matière de prise en charge des problèmes environnementaux qu`elles génèrent est très diversifiée. Elle se complique actuellement par la mauvaise situation financière qu`elles connaissent. Le bilan du Gouvernement révèle que sur les 450 grandes entre-prises, seules 43 pour cent ont une situation saine financièrement. Mais quand les entreprises sont convaincues que la lutte contre les pollutions qu`elles génèrent est rentable à moyen terme, si elles ont la possibilité financière de réaliser l`investissement, elles s`engagent dans cette voie (exemple des cimenteries qui ont acheté des installations d`abord pour récupérer l`équivalent de 10 pour cent de leur production qui partait en poussière) Mais au plan général, le rôle des pouvoirs publics est important dans la stratégie de lutte contre la dégradation de l`environnement. Ses multiples actions doivent être orientés autour des axes suivants:l`étude d`impact des politiques industrielles ;la promotion de l`utilisation des technologies propres par des mesures incitatives ;la promotion de technologies sèches, peu consommatrices d`eau ;la politique d`aménagement du territoire accompagnée de stimulants nécessaires pour la localisation des industries potentiellement polluantes loin des centres urbains ;le renforcement des services chargés de la protection de l`environnement ;l`introduction de la formation aux questions d`environnement à tous les cycles scolaires. L`encouragement et le développement de la recherche et de la formation dans de nouvelles filières liées à cette question.



Les Théories économiques a l`épreuve du chômage

La tendance du chômage dans l`histoire économique et sociale du monde traverse actuellement une des phases la plus dangereuse, après celle de 1929. Les solutions classiques semblent être inefficaces, le renouveau de la pensée scientifique reste tributaire des événements historiques jusque là insoupçonnés. Les analystes sont en panne de repères théoriques, les néo-keynésiens reviennent en force devant l`affaiblissement de la pensée marxiste quant au traitement du chômage. En fait, depuis l`invention du chômage, selon une expression de Salais (1986), aucune économie n`est épargnée. Les retombées sur le plan social sont complexes, multiples et connues. Dans son acception moderne, le chômage repose sur une conception universelle des statisticiens. Cette définition est généralement révisée selon la législation du pays durant la période observée. Cette souplesse conceptuelle fait que le chômage reste, dans la plupart des cas, une conception statistique plus légaliste que sociétale. Avant d`entrer dans les débats théoriques actuels, il nous semble important de présenter brièvement la situation du chômage dans le monde et les solutions les plus courantes appliquées par les autorités politiques. Ensuite, nous tenterons une lecture de l`avancée théorique sur le chômage.



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