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Numéro 16

Articles de cette rubrique


Détermination du Niveau Moyen de la Mer au Niveau du Port d’Alger à partir des Données Marégraphiques

La présente étude s’inscrit dans le cadre de définition d’une référence altimétrique nationale, et s’intègre naturellement dans tous les progranunes de détermination du niveau moyen de la mer. Quel que soit son principe de mesure, un marégraphe est susceptible de fournir à tout instant une information locale de hauteur de la surface de la mer par rapport à une référence choisie de façon arbitraire.
Les principaux points de cet article ciblent l’étalonnage des données du marégraphe électronique d’Alger, la comparaison de ces données par rapport aux données issues du marégraphe analogique installé sur le même site, et la détermination préliminaire d’un niveau moyen de la mer par l’analyse harmonique.



Suivre L’Évolution du Niveau Moyen de la Méditerranée

La topographie de la surface de la mer, qui est directement reliée à la forme du géoïde et à la signature des effets océaniques, n’est accessible que grâce à la résolution spatiale et temporelle de l’altimétrie satellitaire. En particulier, l’apport des missions altimétriques Seasat (lancé en 1978), Geosat (1985) puis ERS1 (1991) et TOPEX/Poseidon (1992) à l’étude de la Méditerranée est considérable. Les premières cartes du géoïde marin, avec des précisions relatives de 10-20 cm suivant les solutions, ont beaucoup contribué à la compréhension des phénomènes géophysiques. Ensuite, grâce, d’une part, aux réductions d’erreurs d’orbite sous-jacentes à l’amélioration des modèles de champ de gravité et, d’autre part, au développement de méthodes de calcul d’orbite pseudo-géométriques, la précision des déterminations du niveau moyen absolu de la surface de la mer est passée de quelques mètres à quelques centimètres. L’analyse des données de TOPEX/Poseidon (T/P) en Méditerranée, présentée ici, a permis pour la première fois de déterminer l’évolution temporelle du niveau moyen de la mer. L’amplitude des variations inter-annuelles est de l’ordre de 20 cm avec un maximum en octobre/novembre et un minimum en mars. D’autre part, la combinaison des données de ERS1 et de T/P a permis d’améliorer la résolution spatiale des cartes sans perte de précision, faisant apparaître les principales caractéristiques de la circulation en Méditerranée et ses variations saisonnières.



Détermination du Niveau Moyen Altimétrique de la Méditerranée Occidentale à partir des Données du Satellite Jason-1

L’eau est une ressource naturelle très chère et très rare, pour cela il faut trouver des solutions pour la préserver et chercher d’autres moyens voire techniques pour affronter les pénuries d’eau. L’Algérie a adopté une nouvelle politique dans ce domaine cette politique repose sur le dessalement des eaux de mer, cela nécessite la connaissance de la forme de la mer et la compréhension des phénomènes océanographiques et géophysiques.
La forme de la mer peut être déterminée par altimétrie spatiale, la mise en évidence et la compréhension des phénomènes océanographiques et géophysiques qui en découlent représentent aujourd’hui un défi dont la compréhension nécessite la programmation de nombreuses missions succeSSIves.
La mission spatiale Jason-1 est prévue pour répondre à ces attentes. L’analyse et le traitement des mesures altimétriques du satellite Jason-1 requiert la recherche d’une très grande exactitude dans la détermination des différents paramètres permettant d’accéder au calcul de la hauteur de la mer au-dessus d’un ellipsoïde de référence.
Dans cet article, nous expliquerons comment les données altimétriques Jason-1 ont été exploitées pour aboutir au calcul d’un géoïde altimétrique précis sur le bassin Méditerranéen. Le modèle de calcul adapté tient en considération les corrections de propagation et les corrections géophysiques.



Uniformisation des Campagnes GPS Cas d’Etude : Ouest de l’Algérie

La qualité interne des résultats de nombreuses campagnes GPS effectuées indépendamment les unes des autres à travers le territoire national est liée à la précision des points géodésiques ayant servi comme référence. Le problème majeur qu’on rencontre souvent dans ce type de positionnement réside dans la difficulté de passage du système GPS au système national ou local. Pour garantir une précision satisfaisante et homogène pour des besoins géodésiques, on devra tenir compte non seulement de la qualité des points d’appuis ayant servi de base, mais aussi des paramètres de transformation qui demeurent inconnus pour une partie du territoire national. Pour ce faire, une réflexion d’uniformisation de toutes ces campagnes est proposée et ce, en procédant à leur rattachement et à leur transformation dans le système national. Pour concrétiser cette réflexion, un projet test d’uniformisation des données GPS a été effectué à l’Ouest de l’Algérie sur deux campagnes GPS déjà observées et traitées. L’objectif assigné à ce test, consistera à adopter une méthodologie d’observation, de rattachement et de transformation qui remédiera aux problèmes rencontrés, tels que les distorsions pouvant apparaître lors des rattachements de ces campagnes.



Gestion du Fond Cartographique, Outils et Perspectives

L’information géographique est d’une importance majeure dont la conservation et la gestion sont indispensables pour les besoins de recherche, de consultation et de planification des approvisionnements. L’utilisation des bases de données conventionnelles ont vite montré leurs limites dans la gestion de ce type de documents car elles ne prennent pas en charge les relations spatiales et l’aspect géographique que présente le fond carto graphique.
Ce travail contribue dans la proposition des prototypes de logiciel pour une meilleure gestion d’une cartothèque.



Orbit Simulator of the Alsat-1 First ALgerian Microsatellite in Orbit

Cet article présente un simulateur d’orbite du premier micro satellite Algérien Aisat-i qui donne la position et la vitesse orbitale d’Alsat-l.
Le simulateur tient compte des perturbations principales telles que la traînée atmosphérique et la force non sphérique du corps central.
Les résultats de simulation obtenus montrent une bonne cohérence avec les données orbitales d’Alsat-l.



Apport de l’Imagerie Spatiale Optique et Radar pour la Détection et le Suivi des Zones d’Orpaillage en Guyane Française

Les activités minières, parfois clandestines, en Guyane Française sont mal ou pas contrôlées par les autorités. Elles causent des dégâts majeurs à la nature (déboisement sauvage, déversement de mercure, etc.). La recherche d’outils fiables et peu onéreux permettant la cartographie des zones d’orpaillage et le suivi de leurs évolutions dans le temps présente un grand intérêt local. L’objectif de cette étude est d’analyser le potentiel de l’imagerie satellitaire optique et radar pour l’identification et la cartographie des zones d’orpaillage en Guyane française. Des images acquises entre 1990 et 2003 ont ainsi été analysées. L’information issue de l’imagerie satellitaire radar (RADARSAT, SIR-C) et optique (SPOT, LANDSAT) a été étudiée. Les résultats montrent la faible capacité du capteur RADARSAT (mono bande) pour cette application. Quant aux images SIR-C (multi-bandes), elles fournissent une meilleure détection des zones d’orpaillage.
L’interprétation réalisée sur les images SPOT et LANDSA T montre que les capteurs optiques constituent le meilleur outil pour la cartographie de cette activité. L’intérêt des séquences multi-dates pour cartographier l’évolution du paysage soumis depuis quelques années à d’importantes modifications dues à l’activité des orpailleurs a été démontré. De même, on peut procéder à des contrôles pour déterminer si les exploitations cartographiées sont légales ou clandestines et si le concessionnaire exploite la surface allouée par le permis (localisation et étendue).



Apport de l’Imagerie Spatiale Optique et Radar pour la Cartographie des Bancs de Vase

Le déplacement des bancs de vase en Guyane a un impact important sur l’économie régionale. Aussi, la recherche d’outils permettant la cartographie des bancs présente un grand intérêt. Ceci se traduit par la détection en mer des bancs de vase qui viennent perturber l’accès aux chenaux (ports) ce qui constitue un gêne pour la navigation. Des images satellitaires radar et optique, acquises sur la Guyane française entre 2001 et 2003, ont été analysées pour examiner leurs apports à la détection des bancs de vase. Des mesures bathymétriques ont également été effectuées à des dates proches d’acquisitions satellitaires. La relation entre bathymétrie et information satellitaire a également été étudiée. Les résultats montrent que les bancs de vase émergés ou immergés sous une faible couche d’eau (quelques dizaines de centimètres au maximum) sont facilement détectables sur les images. Les images optiques et radar ont un apport comparable pour la cartographie des bancs. Les images radar à faible angle d’incidence permettent une meilleure détection des bancs de vase comparativement à celles à fort angle d’incidence. Une faible dépendance est observée entre le signal radar et la profondeur de l’eau si cette dernière est inférieure à environ 30 cm. Au-delà de ce seuil, le signal radar devient indépendant de la profondeur de l’eau. Cependant, des relations bien plus nettes ont été obtenues pour les faibles profondeurs « 30 cm) entre la radiométrie optique et la hauteur d’eau dans les bandes du MIR (Moyen InfraRouge) et du PIR (Proche InfraRouge). Cette étude a également mis en évidence l’évolution rapide du trait de côte en Guyane et la possibilité de suivre cette évolution grâce aux images radar.



Photogrammétrie Satellitale pour les Capteurs de Haute Résolution : État de l’Art

Depuis l’arrivée dans le domaine civil en 1999 des capteurs satellitaux de haute résolution (HR) dans les ondes visibles et infra-rouges (VIR), l’utilisation de ces données a posé de nombreux défis aux communautés scientifiques, et encore plus au utilisateurs, dans les différentes applications de la géomatique, et principalement les traitements photogrammétriques 3D. Après un aperçu sur les nouveaux capteurs civils HR-VIR, les distorsions de prise de vue et les pré traitements des images disponibles aux utilisateurs, cet article présente différentes modélisations mathématiques et méthodes de photogrammétrie satellitale pour corriger ces distorsions géométriques dans le but de créer des produits cartographiques 3D de précision. L’application de ces modélisations aux différents prétraitements est aussi discutée.



Comparison of Sediment Yield in Two Catchments, Northeast Algeria

Le présent travail compare les débits solides dans les bassins versants de Saf Saf (322 km2) et de Kébir Ouest (1130 km2) en vue de cerner les différentes modalités de transport des sédiments et les paramètres qui les conditionnent. Le transport des sédiments en suspension a été calculé à partir des prélèvements effectués dans les crues d’une part, et estimés, pour combler les séries ayant un nombre faible de lacunes, à travers une régression des débits et des concentrations de la crue. Ces deux résultats précédents ont servi à confectionner une courbe d’étalonnage des sédiments sui vant la méthode des classes de débits pour évaluer les concentrations des crues n’ayant pas de prélèvements.
Le débit solide moyen annuel pendant les périodes de crues sur une durée de 22 ans (1975/76-1996/97) était de 461 T km-2 dans le bassin versant de Saf Saf et 247 T km-2 dans le bassin de Kébir Ouest. Bien que le bassin versant de Saf Saf avait de faibles précipitations et écoulements de surface, l’érosion était plus élevée. Le débit solide élevé durant les saisons hivernales et printanières du bassin versant de Saf Saf pourrait être expliqué par un taux faible de recouvrement végétal des versants et des cultures sur des sols marno-limoneux - argileux en pentes dépassant 12%. Les impacts négatifs de cette forte mobilité des sédiments sont directement ressentis dans le barrage de Zardézas qui collecte les écoulements du bassin versant de Saf Saf et qui, par conséquent, a vu sa capacité se réduire.
Pour les crues à grandes amplitudes pendant l’hiver et le printemps, l’oued Saf Saf présente des graphes en pic très accentuées des débits et des concentrations ce qui implique un fort approvisionnement en sédiments à cause de la végétation clairsemée. En revanche, l’oued Kébir Ouest présente des graphes plus larges et comparativement des concentrations faibles.



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