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Tome 63-1999

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Purification et caractérisation des fragments f(AB’)2 A PARTIR D’un sérum anti-scorpionique

Dans le but d’accroître encore la pureté des anticorps anti-scorpioniques et leur sécurité d’emploi, la purification d’un anti-venin fait appel à de nombreuses techniques physico-chimiques et immunologiques. L’une des premières étapes fait appel à un traitement usuel des sérums équins prélevés par des sels d’ammonium selon les cahiers de l’IPA avec de légères modifications. Les autres étapes de purification font appel : - A une maîtrise du clivage enzymatique par la pepsine pour obtenir un maximum d’anticorps sous forme de fragments F(ab)’2 et l’élimination de toutes autres protéines sériques et surtout d’anticorps sous forme d’IgG pouvant être la cause des effets secondaires du sérum anti-scorpionique. - A une analyse régulière des fragments obtenus par différentes techniques chromatographiques et électrophorétique. - A une analyse de la spécificité et du titre des anticorps par chromatographie d’affinité et par des tests immunologiques. Des études comparatives de différents échantillons sériques font l’objet de cette étude.



Données épidémiologiques sur l’infection par le VIH en Algérie

Trois cent quatre vingt huit (388) cas cumulés de SIDA et 805 de sujets séropositifs ont été recensés depuis le début de l`épidémie en Algérie. le nombre de nouveaux cas de sujets infectés par le VIH est en augmentation constante dans la plupart des pays mais en Algérie l`évolution est différente. Après une augmentation du nombre de nouveaux cas entre 1986 et 1995, une certaine stabilité est observée ; en moyenne, 40 nouveaux cas de SIDA par an sont notifiés. Il n`y a pas d`augmentation du taux de femmes infectées par rapport aux hommes. La tranche d`âge la plus affectée est celle de 20-49 ans. Le mode de contamination prédominant est la voie hétérosexuelle et le lieu de contamination probable le plus fréquent reste l`étranger. Les wilayates les plus touchées sont celles d`Alger, de Tamanrasset et Tizi-Ouzou. On note une augmentation marquée du taux des sujets infectés originaires du Sud par rapport à ceux du Nord.



Etude clinico-sérologique de la maladie de Lyme en Algérie (1996 - 1999)

133 sujets ont été dépistés pour la maladie de Lyme à Alger entre 1996 et 1999. 21 d`entre eux ont été trouvés positifs. La demande de cet examen est de plus en plus fréquente mais reste faible en regard de l`incidence présumé de la maladie. Les manifestations cliniques les plus fréquentes sont constituées par les signes articulaires et neuro-méningés. Le diagnostic de maladie de Lyme doit être plus souvent évoqué et l`étiologie plus souvent recherchée. Ce faible nombre de cas (et de demande d’analyse) ne reflète nullement la réalité, un nombre plus élevé de cas est plutôt à craindre en raison de l`invasion, constatée dans les pays occidentaux, du vecteur ixodes et de sa présence en Tunisie. De la sorte ces résultats confirment la présence de la borreliose de Lyme en Algérie à l`instar de notre pays voisin.



Etude moléculaire de la maladie de charcot-marie-tooth dans une grande famille consanguine

Implication du locus cmt4b en 11q23 et réduction de la région candidate

La maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT), la plus fréquente des neuropathies héréditaires sensitives et motrices, est constituée d’un groupe de désordres génétiques extrêmement hétérogène aux points de vue clinique, électrophysiologique, neuropathologique et génétique, une quinzaine de loci au moins concourant au phénotype de cette affection. En raison du mode de transmission autosomique récessif (AR) de certaines formes, ces dernières sont plus fréquentes dans des populations où l’incidence de la consanguinité est élevée. En prenant avantage de la disponibilité d’une grande famille consanguine, nous avons donc testé la liaison du phénotype observé, CMT-AR démyélinisant, avec les quatre loci connus en 8q13-21.1, 11q23, 5q23-33 et 8q24, par utilisation de marqueurs microsatellites extragéniques. Les résultats d’haplotypage n’ont pas mis en évidence une liaison avec les loci 8q13-21.1 (CMT4A), 5q23-33 (CMT4C) et 8q24, mais ont permis d’identifier une co-ségrégation de la maladie avec le locus CMT4B en 11q23. Les étapes ultérieures de ré-haplotypage après saturation de cette région candidate avec des marqueurs supplémentaires ont permis de confirmer cette hypothèse, mais aussi de réduire l’intervalle candidat à 3 cM.



Vous avez dit QUINOLONES ?

Les quinolones sont des antibiotiques de synthèse largement prescrits en thérapeutique anti infectieuse, notamment dans le traitement des infections urinaires. Selon leur structure et leur spectre d`action, les quinolones se distinguent en molécules de première et deuxième génération. La résistance bactérienne aux quinolones se fait par mutation chromosomique qui affecte l`activité de l`ADN gyrase et/ou la perméabilité membranaire. Cette résistance peut etre croisée entre les différentes quinolones indépendamment de leur génération. Dans une étude rapportant les taux de résistance de 220 souches de E.coli isolées d`infection urinaires, nous retrouvons 7% de résistance à l`acide nalidixique et 2% à la ciprofloxacine, celle ci ne faisant pas partie de la nomenclature. Si les quinolones restent des molécules de choix pour le traitement des infections bactériennes, il faut toutefois lors de leur prescription tenir compte d`une part du risque de sélection de mutants résistants, surtout lors d`infections où la charge bactérienne est importante type infection urinaire (>ou=10puissance5 bactéries/ml), et d`autre part, q`une quinolone de première génération peut induire une résistance à une fluoroquinolone.



Résistance d’une souche de bactéroides thetaiotaomicron aux 5-nitroimidazoles

Une souche de Bacteroides thetaiotaomicron a été isolée d’une infection du pied chez un sujet diabétique. La souche est résistante à 128 mg/l pour la clindamycine, et a une CMI supérieure à 128mg/l pour le metronidazole. Aucun transfert de résistance aux deux marqueurs (clindamycine, metronidazole) n’a eu lieu entre la souche donatrice Bacteroides thetaiotaomicron et la souche réceptrice Bacteroides fragilis 638 rif par conjugaison. Aucune bande plasmidique n’a été observée après extraction d’ADN plasmidique par la méthode de Birnboim et Doly. Nous pensons que cette résistance est d’origine chromosomique .



Etude bactériologique des suppurations intracrâniennes dans la région d`Alger entre 1987 et 1996

95 suppurations intracrâniennes (SIC) ont été analysées du point de vue bactériologique dans le Service des Anaérobies de l’Institut Pasteur d’Algérie entre 1987 et 1996. Dans 69,4% des cas, des bactéries ont été isolées avec une moyenne de 1,7 bactéries par prélèvement. Les bactéries anaérobies prédominent. Elles sont suivies des Streptocoques, du Staphylococcus aureus, puis des bacilles à Gram négatif aérobies. Pour mieux apprécier la répartition des micro-organismes dans les suppurations intracrâniennes les patients ont été classés en trois catégories en tenant compte de leurs âges. • Dans la tranche d âge I constituée de 14 nourrissons, six prélèvements sont positifs. Deux d’entre eux contiennent Streptococcus pneumoniae et deux autres Haemophilus influenzae. • Dans la tranche d’âge II, constituée de 28 patients âgés de 2 à 16 ans, 71,4 % des prélèvements sont positifs. 60% contiennent des bactéries anaérobies, le plus souvent seules et deux fois associées aux Streptocoques. Dans 30% des cas, Staphylococcus aureus a été isole toujours seul, Haemophilus influenzae a été isolé chez un enfant de 8 ans ayant eu une méningite au préalable. • Dans la tranche d’âge III, constituée de 53 patients âgés de plus de 16 ans, 75,4% des prélèvements sont positifs. Dans 50%, des bactéries anaérobies ont été isolées seules ou associées soit à des Streptocoques soit à des bacilles aérobies à Gram négatif. Les Streptocoques sont présents dans 32,5 % des prélèvements. Dans deux d’entre eux, provenant de malades âgés de 77 ans et 83 ans, Streptococcus pneumoniae a été retrouvé. Staphylococcus aureus est isolé dans 27,5% des cas. Les bacilles à Gram négatif aérobies sont retrouvés dans 25% des prélèvements. En conclusion, nous constatons que : - Les bactéries anaérobies occupent une place importante dans les SIC. - L’étiologie bactérienne diffère selon la tranche d’âge considérée - Streptococcus pneumoniae peut être retrouvé dans les âges extrêmes.



Etude clinico-immunologique du 1er cas de syndrome d’hyper-IgD diagnostiqué en Algérie

Le syndrome d’hyper-IgD (HIDS) ou pseudo-maladie périodique, est une affection rare, de description relativement récente, se manifestant comme la maladie périodique par des accès fébriles à répétition et d’étiologie indéterminée. Toutefois, elle s’en distingue, sur le plan immunologique, par une augmentation polyclonale et constante du taux des IgD sériques, dont le rôle étiopathogénique reste pour le moment inconnu. Nous rapportons, dans le présent travail, le premier cas d’HIDS observé chez une fille algérienne de 15 ans hospitalisée dans un service de pédiatrie pour des accès fébriles de 39°C à 40°C survenant tous les quatre jours, avec absence de foyer infectieux décelable à l’examen clinique et microbiologique. Deux épisodes d’urticaire généralisée avaient précédé cette symptomatologie. L’exploration immunologique du sérum montre une élévation polyclonale des IgD avec un taux normal des IgG et des IgA, et une augmentation du taux des IgM, rarement décrite dans cette affection. Une élévation de la concentration des protéines inflammatoires de la phase aiguë (CRP, orosomucoïde et haptoglobine) ainsi que des cytokines pro-inflammatoires (IL-6 et TNFa), le bilan d’auto-immunité s’est avéré négatif. On note également la présence des ICC et de l’ADNase B à des taux élevés. L’analyse des urines des 24heures en immunofixation a objectivé la présence d’une chaîne légère kappa monoclonale transitoire(CL.k), ayant disparu 02 mois plus tard.



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