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volume C

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Inventaire et état sanitaire des arbres d’alignement de la ville de Saïdia (Maroc oriental)

La ville de Saïdia possède un patrimoine arboré important, constitué de 7259 arbres d’alignement. Plus de 28 espèces végétales différentes peuplent la commune avec une dominance relative de Ficus retusa (15,39%), de Washingtonia robusta (13,07%) de Lagunaria patersonii (10,02%), de Brachychiton populneum (9,64 %) et de Schinus terebinthifolius (9,51%). Le sous embranchement des angiospermes regroupe le plus grand nombre d’espèces recensées (99,42%) dont 69,50% appartient à la classe des dicotylédones. La famille des Arecaceae arrive en tête avec 30,32% de l’effectif global des arbres d’alignement de la ville de Saïdia suivi des familles des Moraceae (17,69%), des Anacardiaceae (11,03%), des Malvaceae (10,02%), et des Sterculiaceae avec 9,64 % de l’effectif global. Au cours de cette étude, on a constaté que le Schinus molle est l’espèce la plus touchée par le dépérissement dû à l’effet des embruns marins, suivi du Brachychiton populneum et du Callistemon viminalis. Alors que les palmiers figurent parmi les espèces les moins affectées. Les pieds morts ou manquants dans la ville de Saïdia représentent 17,32% par rapport à l’effectif global des arbres recensés. En effet, le Casuarina equisetifolia vient en tête des espèces qui présentent le plus de pieds morts avec 57%, suivi de Callistemon viminalis (39,54%), Grevillea robusta (36,86%) et Schinus molle avec 34,23%.



Hydrolyse physico-chimique et biologique de la biomasse lignocellulosique pour la production de bio-éthanol de deuxième génération

Les différentes exploitations industrielles des végétaux entraînent souvent la formation de quantités considérables de déchets lignocellulosiques, nommés déchets de biomasse. Le but de ce travail est la valorisation de cette biomasse en produisant du bioéthanol de deuxième génération, il s’agit d’une valorisation optimale de type « bioraffinerie » pour la production des sucres simples fermentescibles à haute valeur ajoutée. Dans le premier procédé qui est l’hydrolyse chimique, la biomasse a été dépolymérisée par un traitement à la vapeur. Ensuite, un traitement par l’acide sulfurique a été effectué pour la saccharification et la libération des sucres simples. Après, et dans le but de réduire les composés phénoliques, le substrat issu a été décanté et filtré puis traité par le dihydroxyde de calcium. Parallèlement, dans un second procédé (hydrolyse enzymatique), la biomasse a été prétraitée par la steam explosion pour rendre tous ces composés accessibles à l’hydrolyse enzymatique. La préparation des enzymes a été obtenue à partir du surnagent du milieu de culture de la souche Trichoderma reesei. En plus, les techniques et les variables d’hydrolyse chimique et biologique (la température, la pression, le temps, la concentration et les conditions de détoxification et de production d’enzyme) ont été optimisés. En conclusion, ce travail a permis de mettre au point un procédé biotechnologique pour valoriser la biomasse solide, afin de diminuer les coûts et d’ajouter une valeur socio-économique à ces déchets.



Optimisation du dimensionnement des bassins d’épuration par lagunage naturel dans la région de la Chaouia Ouardigha-Maroc

Le traitement par lagunage naturel est considéré comme étant la solution technique la plus adaptée au contexte économique et climatique. Par ailleurs, plusieurs méthodes de dimensionnement de ce type de stations d’épuration (STEP) sont actuellement utilisées au Maroc et il n’existe finalement aucun dimensionnement qui soit officiellement adopté. Le présent travail a pour objectif de proposer un modèle simple de dimensionnement adapté au contexte local sur la base de l’évaluation des performances épuratoires de cinq stations d’épuration de la région de la Chaouia Ouardigha. Le modèle de dimensionnement de la STEP de Settat permet d’avoir des rendements épuratoires très importants dans les différents étages de traitement. Le ratio de surface des bassins évalué à 3,1 m2/habitant est généralement suffisant pour obtenir un niveau de traitement conforme aux normes de rejet. Le traitement primaire en anaérobie, reste une solution technique très avantageuse et permet un abattement important de la charge polluante dépassant 50% avec une faible emprise au sol. Le traitement secondaire dans les bassins facultatifs permet un abattement important de la charge polluante dépassant 60%, les stations d’épuration tertiaires permettent de réduire significativement la pollution bactériologique et participent d’avantage au traitement des matières organiques.



Contribution à l’évaluation de la pression pastorale dans la forêt de la Maamora. Parcours forestiers et surpâturage

La forêt de la Maamora est l’une des forêts marocaines qui connaît une dynamique régressive forestière au Maroc. Située dans l’étage bioclimatique subhumide à semi-aride, elle se trouve à la limite de l’aire de répartition naturelle du chêne liège. Cette situation géographique en marge de l’aire de distribution de cette espèce rend cette forêt particulièrement sensible. Parmi les facteurs qui menacent d’enrayer cet écosystème fragile, en plus de la sécheresse chronique et qui est devenu un phénomène structurel, le surpâturage constitue également un facteur limitant. Le présent article dresse une évaluation quantitative et qualitative de la pression pastorale exercée dans cet écosystème. Cependant, cette mutation ne peut être durable puisque la dépendance des systèmes de production vis- à- vis de cet espace forestier est très grande et ne peut être soutenue en absence de la forêt.



Analyse statistique et prévision des débits de crues dans le bassin versant de l’Oued Mekerra (Ouest de l’Algérie)

La région de Sidi Bel Abbès est périodiquement affectée par des crues et des inondations. La ville de Sidi Bel Abbes est exposée à des crues très importantes et à répétition. Cette région est située à un niveau plus bas que le lit d’Oued Mekerra. Il est équipé de trois stations de mesure : Haçaiba, Sidi Ali Benyoub et Sidi Bel Abbès. Ces stations possèdent de longues séries de mesures : 43 ans, 55 ans et 64 ans respectivement. L’estimation statistique des débits extrêmes de crue a été réalisée pour les débits maximums annuels. Le choix de la classe d’appartenance de la loi la plus adéquate pour modéliser les débits maximums annuels a été fait par le système d’aide à la décision (SAD) du logiciel HYFRAN. Les séries des trois stations appartiennent à la classe D. Après classement des lois, sur la base de la probabilité a posteriori, le critère d’information bayésien (BIC) et le critère d’information d’Akaike (AIC), qui tiennent compte de la qualité statistique de l’ajustement, la loi Gamma a été sélectionnée pour estimer les débits maxima fréquentiels.



Caractérisation microbiologique des effluents de l’hôpital Mohamed V de Meknès et étude de leur impact sur l’environnement

Les eaux résiduaires urbaines de la ville de Meknès constituent un réceptacle des effluents provenant des activités diverses, entre autres industrielles, hospitalières, agricoles … etc ; et ceci sans aucun traitement préalable. L’hôpital Mohammed V est l’un des plus importants établissements de santé publique à avoir des impacts sur ces eaux ; ses effluents sont déversés directement sans aucun traitement préalable dans le réseau d’assainissement de la ville et dégagés à ciel ouvert au niveau du quartier Ain Choubbik. C’est un hôpital très important à l’échelle régionale aussi bien que nationale ; il appartient à la classe 7 selon la classification de l’American Hospital Association [1] reposant sur le nombre de lits actifs, sa capacité litière est de l’ordre de 531 lits dont 416 sont fonctionnels ; d’où l’importance de le choisir comme modèle dans cette étude. L’objectif de cette recherche est de caractériser la pollution bactériologique des effluents de cet hôpital, estimer son intensité en la comparant avec celle d’autres effluents hospitaliers étudiés antérieurement, et puis avec celle des effluents urbains d’Ain Choubbik en vue d’estimer ses impacts sur ceux-ci. En effet les paramètres bactériologiques mesurés et comparés en deux stations : le regard principal des effluents de l’hôpital Mohamed V de Meknès et les eaux usées urbaines de Aïn Choubbik montrent que le taux de certaines espèces bactériennes dans celles-ci est très élevé par rapport aux effluents hospitaliers, il s’agit des coliformes totaux, coliformes fécaux et streptocoques fécaux ; pour d’autres espèces telles que les spores du clostridium, les germes totaux et les staphylocoques, leur concentration dans l’effluent de l’hôpital Mohamed V de Meknès est plutôt plus élevée par rapport à celle de l’effluent urbain de Aïn Choubbik.



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