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Numéro 12

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Etat phytosanitaire et diversite varietale du palmier dattier au bas sahara - algerie

Depuis les temps anciens, le palmier dattier constitue le pivot de l’économie rurale en régions arides et notamment au Bas Sahara par ses fruits « dattes » de différents calibres, goûts, formes, couleurs et dates de maturation. Le microclimat qu’il crée permet le développement de nombreuses espèces arborescentes et/ou herbacées, (qui ne sont autre qu’une continuité des étages forestières du nord appelée localement (GHABET N’KHIL ou GHABA). Les produits et sous produits, qu’il génère, rentrent dans divers usages nécessaires à la vie oasienne et procurent richesse et stabilité socio- économique des milieux oasiens.
Présentement, on assiste à une situation de détresse dans l’harmonie qui lie l’oasis à l’activité qui y règne en raison des entraves qu’a connu le palmier dattier. Autrement dit la durabilité des oasis est étroitement liée à la préservation et valorisation du palmier dattier. Laquelle durabilité est, à son tour, tributaire de plusieurs facteurs à savoir :
 L’état phytosanitaire exprimé à travers les ravageurs et maladies rencontrées tels que : la cochenille blanche (Parlatoria blanchardi Targ) ; le ’Khamedj’ ou pourriture des inflorescences (Mauginiella scattae) ; Pourriture du cœur ou blaât (Phytophtora sp) ; la maladie du Bayoud (Fusarium oxysporum fs albedinis) et surtout actuellement la pyrale de la datte ou (Ectomyelois ceratoniae ) , le Boufaroua (Olygonichus afrasiaticus)et le foreur des palmes(Apate monachus).
 l’érosion génétique observée causant la disparition de certains cultivars avant même d’être inventoriés.
 La perte des savoirs locaux relatifs à la maitrise des techniques culturales et de la conduite du palmier dattier : entretien, pollinisation, récolte,… etc.
 les contraintes liées à la commercialisation, au stockage/conservation et à la transformation.
L’étude de la relation état phytosanitaire et diversité variétale recommande une prospection in situ basée sur des visites sur terrain et des enquêtes confortées elles par des questionnaires portant : la diversité, la conduite, les maladies, les ennemis et sur les différentes contraintes rencontrées sur l’environnement et l’état général des palmeraies. Les résultats obtenus sont traités statistiquement et interprétés afin de constituer des outils d’aide à la décision tant pour les chercheurs que pour les gestionnaires désireux de remédier à la situation.



La culture du safran (crocus sativus l.) en regions arides et semi arides cas du sud est algerien

Malgré l’aridité climatique et les contraintes agro-pédologiques (salinité du sol et de l’eau, évapo-transpiration élevée...), les populations locales ont pu développer au fil du temps des systèmes agricoles durables, tel que le système oasien avec les trois strates ; palmier dattier, arboriculture et cultures intercalaires dont les plantes condimentaires, médicinales et aromatiques.
Toutefois, elles connaissent un certain déclin pour plusieurs raisons socio-économiques et environnementales (mutation agricole, exode rural, sécheresse..).
Ce sont des nouveaux systèmes de production agricole introduits qui ont permis une amélioration desdiverses productions et par conséquent l’approvisionnement du marché.
Cependant, ils sont à l’origine de l’exacerbation de certaines contraintes environnementales notamment la salinité des sols et des eaux.
Dans le contexte du réchauffement climatique il est primordial de trouver des alternatives alliant productivité et durabilité des agrosystèmes.
L’essai de la culture du safran en régions arides et semi arides s’inscrit dans cette vision de développement durable. L’essai est installé dans trois stations de références. Celles-ci ont été choisies sur la base des différences d’altitude dans les Ziban et les Aurès.
En effet, les résultats de cette étude, montrent que la variabilité phénologique est très fortement liée au facteur altitude.
L’altitude détermine la précocité à la levée et à la floraison. Le diamètre des bulbes influe positivement sur la croissance foliaire et la production en fleurs.
Quoiqu’il en soit le comportement au niveau des trois sites expérimentaux nous encourage pour suivre nos investigations notamment à travers l’appréciation des caractères de production (formation des bulbes).



Situation de la population ovine « la race el hamra » en algerie

Le risque de disparition de la population ovine El Hamra chez les éleveurs, et au niveau des parcours fait l’objet de notre étude. C’est un patrimoine génétique national qu’il faut savoir gérer et préserver. Les enquêtes au moyen d’interview auprès des cadres spécialistes en zootechnie et en médecine vétérinaire, et aux populations des villages sont la méthodologie adoptée, effectuées en trois ans, sur tout le territoire de la steppe occidentale de l’Algérie : à travers les wilayat de Naâma, El Bayadh, Tlemcen, Sidi Belabbes, Saïda, Tiaret, Mascara et Djelfa.
Dans le cadre de ce projet, une carte de répartition de la race El Hamra est établie ; elle fait ressortir les causes du rétrécissement de son berceau par l’envahissement des autres races ( l‘Ouled Djellel). Un plan d’action ainsi qu’une stratégie d’aménagement territorial pour réintroduire cette race dans son berceau originaire est proposée.



Evaluation en continu par des mesures synchroniques de l’aire de repartition de l’arganier en algerie

L’aire de l’Argania spinosa L. de la région de Tindouf en Algérie constitue un des milieux caractéristiques dont l’existence en ripisylve dépend étroitement de l’eau provenant d’oueds et de sources. Cet écosystème joue un rôle écologique et environnemental important et pourrait aussi jouer un rôle économique pour les acteurs locaux.
La cartographie constitue un outil de travail pratique et synthétique. Elle est perçue comme un outil d’aide à la décision en aménagement. En même temps, un moyen privilégié d’aide à la définition des objectifs et des opérations de gestion de l’espace constituant un canevas d’intervention pour le gestionnaire.
L’aire cartographiée à l’aide de l’outil SIG sur une surface assez réduite, dans un milieu à fortes contraintes et, de plus, soumises au surpâturage, a permis d’envisager une veille écologique. Celle-ci est assurée à travers des mesures et observations effectuées, suivies de sorties de terrains régulières. Ce travail a permet d’évaluer les caractéristiques fonctionnelles de l’écosystème avec une méthode de fragmentation de l’aire de répartition en plusieurs habitats distincts en tenant compte du critère physionomique de la végétation et de sa dominance et ainsi comprendre les processus de dysfonctionnements.



Etude structurale des peuplements d’arganier (argania spinosa) en algerie

Argania spinosa L., unique représentant des sapotacées en Algérie et au Maroc, joue un rôle très important tant par son intérêt écologique dans le maintien d’écosystème fragilisé par la désertification, que par son intérêt économique. Il constitue un arbre oléagineux à multi-usages dont chaque partie ou production de l’arbre (bois, feuille, fruits, huile) est utilisable.
Notre travail se propose de faire une caractérisation dendrométrique des peuplements forestiers de l’arganeraie algérienne dans la région de Tindouf. Cette étude s’est faite à la base de 70 relevés phytoécologiques répartis sur trois principales zones : Touaref Bou Aam, Merkala et Targant où nous avons étudié la hauteur, la surface du houppier et la densité des peuplements d’arganier dans le but d’évaluer les possibilités de cet écosystème en production potentiel de semences de qualité mais également de comprendre les processus favorisant la productivité.
Un échantillon de semence a été prélevé dans chaque zone où nous avons testé et comparé l’aptitude ou la vigueur germinative des graines d’arganier afin de confirmer les résultats dendrométriques obtenus.
Les résultats obtenus indiquent que la zone de Targant est celle qui peut fournir des semences de qualité, vu que les arbres élites sont repérés au niveau de cette zone, cependant la surface totale de l’arganier dans ce périmètre peut être une contrainte pour l’exploitation intensive de cette essence.



Caracterisation hydrogeochimique des eaux geothermales de la nappe du continental intercalaire de la region de l’oued righ

La présente étude a intéressé la nappe du Continental Intercalaire de la région d’Oued Righ, qui s’étend du Sud de la palmeraie d’El Goug jusqu’au chott Merouane, et a fait l’objet d’une étude hydrogéochimique. L’aquifère est contenu dans les formations du Crétacé Inférieur (Albien et Barrémien), constitué par des sables et grès mêlés parfois argileux.
L’interprétation des résultats des analyses réalisées montré que ces eaux sont relativement riches en sulfates, chlorures, s’accompagnant soit de calcium soit de sodium, conférant aux eaux les faciès chlorurés calciques ou chlorurés sodique. Ces derniers caractérisent la première famille des eaux. La seconde est constituée par les eaux sulfatées calciques ou sodiques.
La présence de ces faciès est probablement influencée par les formations à l’affleurement.
Les indices de saturations calculés montrent une sous-saturation vis-à-vis de quelques minéraux, tel que l’aragonite, l’halite …
La classification de Richards a permis de classer les eaux Albiennes de la région d’étude, elle donne une vision sur l’aptitude des eaux à l’irrigation.



Risque de contamination des eaux souterraines par les nitrates en regions arides ; cas d’elghrous

(region des ziban-sud-est algerien)

La région des Zibans connait une forte dynamique agricole s’appuyant sur ces potentialités naturelles (hydriques, climatiques, édaphiques…), et impulsée par les différents programmes agricoles des trois dernières décennies. Ces dernièrs sont à l’origine de l’introduction de nouveau systèmes de production notamment des cultures sous abris serre qui ont pris un essor capitale dans toute la région des Ziban en général, et très particulièrement au niveau d’El-Ghrous.
Certes ces produits contribuent notablement à l’approvisionnement des marchés nationaux, et notamment en primeurs. Toutefois, toute agriculture intensive et notamment la pratique des cultures sous serres conduit le plus souvent les agriculteurs à recourir aux intrants chimiques (engrais de synthèses et pesticides).
La zone d’El-Ghrous renferme deux niveaux aquifères d’inégale extension : la nappe du Mio-pliocène peu profonde et couvre beaucoup plus la partie Sud, et la nappe profonde de l’Eocène Inférieur. A travers le présent travail nous traitons l’impact de l’utilisation des engrais sur la qualité des eaux souterraines concernées, et ce à travèrs le dosage des nitrates dans les eaux des deux aquifères et dans les sols (horizons 0,2 et 0,6m). Les analyses réalisées montrent des concentrations très importantes au niveau du sol et au niveau des eaux de la nappe du Mio-pliocène. La nappe de l’Eocène Inférieur présente des teneurs inférieures à la norme admise (50 mg/l).
Dans l’état actuel des choses, cette pollution présente un risque sanitaire surtout en milieu rurale en cas de consomation des eaux des forages contaminés. A long terme cette menace peut s’étendre à plusieur échelle.



Caractérisation et cartographie des sites de remontee dans la region de l’oued righ (bas sahara algerien)

La problématique de la surexploitation des ressources hydriques dans le Sahara septentrional algérien est plus que jamais d’actualité. Le principal effet direct de cette surexploitation est le phénomène écologique de la remontée des eaux en milieu agricole qu’en milieu urbain. L’appel récent aux ressources du continental intercalaire n’a fait que renforcer le phénomène. Parmi les régions, touchées par ce problème de remontée, la vallée de l’Oued Righ qui est constituée d’une gouttière topographique surbaissée et peu efficace. Les conséquences directes, qu’induit cette morphologie, sont l’engorgement des terrains, la présence d’eaux stagnantes dans les bas fonds, une salure croissante des sols, le retour des eaux vers les palmeraies, ainsi que la prolifération de phragmites sur les sites et bien d’autres problèmes. Nous avons procédé à l’inventaire complet des zones affectées par le phénomène de la remontée des eaux. Pour cet objectif il été impératif de cerner l’extension de ces zones et d’apprécier leur pérennité. Nous avons recensés, par exploitation d’imagerie satellitaire et par sorties sur terrain, une vingtaine de sites de remontée qui sont dispersés de part et d’autres du canal collecteur Oued Righ. La seconde partie du travail traité de la qualité des eaux des lacs.



Le lagunage naturel : une solution pour l’epuration des eaux usees dans les regions arides

La présente étude consiste à tester les potentialités du roseau à épurer une eau usée urbaine de la ville de Touggourt sous un climat aride. Le pilote expérimental est constitué d’un grand bac de 3 m3 de capacité ; utilisé comme un réservoir ou une station de relevage, deux bacs de 1 m3, remplis sur une épaisseur de 5 cm de gravier et de 20 cm de sol sont plantés de jeunes tiges de roseau et deux autres bacs de la même capacité non plantés sont pris comme témoins. Le suivi des performances épuratoires du système à roseau montre que ce dernier assure une élimination importante de la charge organique (DBO5 : 80%, DCO : 60%). Il fournit des eaux épurées, claires et limpides. Ces résultats sont comparables à ceux du lit non planté. En général, la présence du roseau dans le système planté assure une nette amélioration de l’abattement de la charge organique et minérale par rapport au système non planté.



Eaux d’irrigation et salinisation des sols des perimetres irrigues dans la vallee de l’oued righ

Les sols des périmètres irrigués dans la vallée de l’Oued Righ, soufrent d’un problème de salinisation, les grands aménagements en sont les déclencheurs décisifs : l’irrigation non contrôlée avec des eaux salées concentre les sels en surface sans pouvoir les lessiver (drainage insuffisant) ; excessive par rapport aux besoins des plantes, elle remonte le niveau de la nappe phréatique et, sous l’effet du pouvoir évaporant, accumule les sels dans la rhizosphère, dans la tranche supérieure du sol et sa surface. Les résultats d’analyses montrent que les sols sont très salés à extrêmement salés (conductivité électrique varie de 3.74 dS/m à 11.36 dS/m), leur faciès chimique est sulfaté calcique. Les eaux d’irrigations sont classées avec un risque de salinisation et d’alcalinisation très élevé (CE supérieure à 6 dS/m, SAR varie de 7,42 à 14,14).



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